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La préménopause et la prise de poids sont souvent liées à des changements hormonaux qui peuvent commencer plusieurs années avant la ménopause. Si tu prends du ventre, que ton métabolisme semble ralentir ou que tu as plus de difficultés à perdre du poids malgré des habitudes inchangées, tu n’es pas seule. Je vais t’expliquer pourquoi ces changements surviennent et surtout te présenter 7 solutions efficaces pour mieux les limiter au quotidien.
🌿 1) Pourquoi la préménopause favorise-t-elle la prise de poids ?
La prise de poids pendant la préménopause n’est pas uniquement liée à l’âge ou à un manque de volonté. Cette période correspond à une transition hormonale durant laquelle plusieurs mécanismes de l’organisme évoluent en même temps. Résultat : il devient parfois plus facile de stocker des graisses, notamment au niveau du ventre, alors même que ton alimentation ou ton niveau d’activité n’ont pas beaucoup changé.
Contrairement à une idée reçue, les hormones ne sont pas les seules responsables. Elles agissent avec d’autres facteurs comme le ralentissement du métabolisme, la diminution progressive de la masse musculaire, un sommeil de moins bonne qualité ou encore une baisse des dépenses énergétiques. C’est l’association de ces éléments qui explique pourquoi de nombreuses femmes constatent une évolution de leur silhouette avant même l’arrêt définitif des règles.
🌡️ A) Quels changements hormonaux expliquent cette prise de poids ?
La préménopause est marquée par des fluctuations importantes des hormones féminines, notamment des œstrogènes et de la progestérone. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, leur diminution n’est pas progressive et régulière. Les taux peuvent varier fortement d’un cycle à l’autre, ce qui explique que les symptômes soient parfois très différents d’un mois à l’autre.
Ces variations hormonales influencent plusieurs fonctions impliquées dans la régulation du poids :
- la répartition des graisses dans l’organisme ;
- la sensation de faim et de satiété ;
- la sensibilité à l’insuline ;
- les dépenses énergétiques ;
- la qualité du sommeil.
Lorsque les œstrogènes commencent à diminuer, le corps a davantage tendance à stocker les graisses autour de la taille et de l’abdomen plutôt qu’au niveau des hanches ou des cuisses. Cette redistribution est fréquente au cours de la transition vers la ménopause.
Les changements hormonaux peuvent également favoriser les fringales, notamment en cas de fatigue ou de nuits écourtées. Il devient alors plus difficile de maintenir les mêmes habitudes alimentaires qu’auparavant, même lorsque la motivation est présente.
⚖️ B) Pourquoi le métabolisme commence-t-il à ralentir ?
Beaucoup de femmes disent : « Je mange comme avant, pourtant je grossis. » Cette impression est souvent fondée.
Avec l’avancée en âge, les dépenses énergétiques au repos diminuent progressivement. Autrement dit, ton organisme brûle naturellement un peu moins de calories qu’il y a quelques années, même lorsque ton poids reste stable.
Ce phénomène est accentué par plusieurs facteurs :
- une diminution progressive de la masse musculaire ;
- une activité physique parfois moins importante ;
- des nuits plus courtes ou moins réparatrices ;
- un niveau de stress plus élevé.
À lui seul, ce ralentissement du métabolisme n’explique généralement pas une prise de poids importante. En revanche, combiné aux modifications hormonales et à un léger excédent calorique répété au fil des mois, il peut favoriser une augmentation progressive de la masse grasse.
💪 C) Quel rôle jouent la perte de masse musculaire et les dépenses énergétiques ?
Les muscles consomment davantage d’énergie que la graisse, même au repos. Lorsque la masse musculaire diminue progressivement avec l’âge, les besoins énergétiques baissent eux aussi.
Cette évolution est souvent discrète. Elle peut commencer dès la quarantaine si aucun exercice de renforcement musculaire n’est pratiqué régulièrement. Le changement est rarement visible du jour au lendemain, mais il peut devenir significatif après plusieurs années.
Une baisse de la masse musculaire peut avoir plusieurs conséquences :
- une diminution des calories brûlées chaque jour ;
- une perte de force progressive ;
- un métabolisme moins actif ;
- une augmentation plus rapide de la masse grasse si les habitudes alimentaires restent identiques.
C’est pourquoi les spécialistes recommandent aujourd’hui de ne pas se concentrer uniquement sur le chiffre affiché par la balance. Préserver ses muscles constitue l’un des meilleurs moyens de limiter la prise de poids pendant la préménopause et de conserver un métabolisme plus actif.
🔎 2) Comment savoir si ta prise de poids est liée à la préménopause ?
Il est normal de se demander si les kilos pris récemment sont liés à la préménopause ou à une autre cause. Il n’existe pas un symptôme unique permettant de l’affirmer, mais plusieurs signes apparaissent souvent en même temps et orientent vers cette période de transition hormonale.
La prise de poids liée à la préménopause est généralement progressive. Beaucoup de femmes remarquent d’abord que leurs vêtements deviennent plus serrés au niveau de la taille ou que leur silhouette évolue, sans modification importante de leur alimentation.
Les signes les plus fréquents :
Les symptômes varient d’une femme à l’autre, mais certains reviennent régulièrement :
- une augmentation du tour de taille ;
- une prise de graisse au niveau du ventre ;
- des règles qui deviennent irrégulières ;
- une fatigue plus marquée ;
- des difficultés à dormir ;
- des fringales plus fréquentes ;
- des variations d’humeur ;
- une récupération plus lente après l’effort.
Tous ces symptômes ne sont pas obligatoires. Certaines femmes ressentent seulement deux ou trois changements, tandis que d’autres en cumulent davantage.
Les situations où une autre cause peut être envisagée
Même si la préménopause est une explication fréquente, elle n’est pas la seule. Une prise de poids rapide, une fatigue très importante ou des symptômes inhabituels peuvent aussi être liés à une autre situation, comme un trouble de la thyroïde, certains traitements médicamenteux ou une autre affection médicale.
Si les changements apparaissent brutalement ou s’accompagnent de symptômes préoccupants, un avis médical permet d’en rechercher la cause et de proposer une prise en charge adaptée.
📚 Si tu souhaites comprendre comment ces changements évoluent après cette période de transition, je t’explique en détail ce qui se passe dans mon article sur la ménopause et la prise de poids.
🥗 3) Les 7 solutions les plus efficaces pour limiter la prise de poids pendant la préménopause
La bonne nouvelle, c’est que la prise de poids pendant la préménopause n’est pas une fatalité. Les changements hormonaux sont bien réels, mais ils ne déterminent pas à eux seuls l’évolution de ton poids. Certaines habitudes ont un impact bien plus important qu’on ne l’imagine sur le métabolisme, la composition corporelle et le stockage des graisses.
Voici les solutions qui reposent sur les connaissances scientifiques actuelles et qui peuvent être mises en place progressivement.
🥩 A) Augmenter les protéines pour préserver la masse musculaire
Les protéines jouent un rôle essentiel pendant la préménopause. Elles participent au maintien de la masse musculaire, favorisent la satiété et demandent davantage d’énergie pour être digérées que les glucides ou les lipides.
Conserver suffisamment de muscle aide à limiter le ralentissement du métabolisme. À l’inverse, un apport insuffisant en protéines peut accélérer la perte de masse maigre, surtout lorsque l’activité physique diminue.
Tu peux en retrouver dans de nombreux aliments comme :
- les œufs ;
- les poissons ;
- les volailles ;
- les produits laitiers riches en protéines ;
- le tofu et le tempeh ;
- les légumineuses.
L’idéal est de répartir ces apports sur l’ensemble de la journée plutôt que de les concentrer sur un seul repas.
🏋️ B) Pratiquer du renforcement musculaire régulièrement
Lorsqu’on cherche à limiter la prise de poids, on pense souvent au cardio. Pourtant, le renforcement musculaire est tout aussi important pendant la préménopause.
En sollicitant les muscles de manière régulière, tu contribues à préserver ta masse musculaire et donc une partie de tes dépenses énergétiques quotidiennes.
Il n’est pas nécessaire de passer des heures en salle de sport. Deux à trois séances par semaine peuvent déjà être bénéfiques. Les exercices au poids du corps, les haltères, les bandes élastiques ou les machines sont autant de possibilités.
L’objectif est surtout de travailler progressivement les principaux groupes musculaires tout en adaptant l’intensité à ton niveau.
🚶 C) Bouger davantage au quotidien sans forcément faire plus de sport
L’activité physique ne se limite pas aux séances d’entraînement.
Le nombre de pas réalisés chaque jour, les escaliers, les déplacements à pied ou encore les tâches ménagères représentent une part importante de la dépense énergétique quotidienne.
Ces mouvements, parfois appelés activité physique non sportive, peuvent faire une réelle différence lorsqu’ils sont réguliers.
Quelques habitudes simples peuvent aider :
- marcher après les repas ;
- privilégier les escaliers lorsque c’est possible ;
- se lever régulièrement lorsqu’on travaille assise ;
- stationner un peu plus loin de sa destination ;
- effectuer de courtes promenades au cours de la journée.
Accumuler ces petits mouvements est souvent plus facile à maintenir sur le long terme qu’un programme sportif très exigeant.
😴 D) Améliorer le sommeil pour mieux réguler les hormones de l’appétit
Les troubles du sommeil sont fréquents pendant la préménopause. Les réveils nocturnes, les sueurs, les difficultés d’endormissement ou les nuits moins réparatrices peuvent avoir des conséquences sur la gestion du poids.
Dormir insuffisamment influence plusieurs hormones impliquées dans la sensation de faim et de satiété. Cela peut favoriser les envies de produits riches en sucre ou en calories le lendemain.
Pour améliorer la qualité du sommeil, il peut être utile de :
- conserver des horaires de coucher réguliers ;
- limiter les écrans avant de dormir ;
- éviter les repas très copieux juste avant le coucher ;
- pratiquer une activité relaxante en soirée.
Même une amélioration modérée du sommeil peut avoir un effet positif sur l’énergie ressentie au quotidien et sur les habitudes alimentaires.
🍽️ E) Adapter son alimentation sans tomber dans les régimes restrictifs
Les régimes très restrictifs promettent souvent des résultats rapides, mais ils sont difficiles à maintenir et favorisent fréquemment la reprise de poids.
Pendant la préménopause, il est généralement plus efficace de privilégier une alimentation qui apporte suffisamment de protéines, de fibres et de bonnes graisses, tout en limitant les aliments ultra-transformés riches en sucres ajoutés.
Cette approche aide souvent à mieux contrôler la faim tout en apportant les nutriments nécessaires au fonctionnement de l’organisme.
Des changements progressifs sont généralement plus faciles à conserver que des restrictions importantes appliquées pendant quelques semaines seulement.
🧘 F) Mieux gérer le stress pour limiter les fringales
Le stress chronique peut modifier les comportements alimentaires chez certaines personnes.
Après une journée difficile, il devient parfois plus tentant de se tourner vers des aliments très sucrés ou très gras. Ce phénomène est également influencé par les fluctuations hormonales de la préménopause.
Prendre quelques minutes pour souffler, marcher, pratiquer la respiration profonde, le yoga ou toute autre activité relaxante peut contribuer à réduire ces envies impulsives.
Il ne s’agit pas d’éliminer totalement le stress, mais d’éviter qu’il influence systématiquement les choix alimentaires.
📈 G) Suivre ses progrès autrement que sur la balance
Le poids ne reflète pas toujours les changements qui se produisent dans ton corps.
Si tu développes ta masse musculaire tout en réduisant progressivement ta masse grasse, la balance peut peu évoluer alors que ta silhouette change nettement.
Pour avoir une vision plus complète de tes progrès, tu peux également observer :
- ton tour de taille ;
- le confort de tes vêtements ;
- ton niveau d’énergie ;
- ta force pendant les exercices ;
- ton endurance au quotidien.
Ces indicateurs permettent souvent de mieux apprécier les résultats obtenus sur plusieurs semaines.
| 📊 Indicateur | 🎯 Pourquoi le suivre ? | 📅 Fréquence conseillée |
|---|---|---|
| Tour de taille | Permet de suivre l’évolution de la graisse abdominale, souvent plus pertinente que le poids seul. | Toutes les 2 à 4 semaines |
| 👖 Ajustement des vêtements | Un pantalon ou une ceinture qui deviennent plus confortables indiquent souvent une amélioration de la composition corporelle. | Au fil des semaines |
| ⚖️ Poids | À interpréter avec prudence, car il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire. | 1 fois par semaine maximum |
| 💪 Force musculaire | Une progression montre généralement que tu préserves ou développes ta masse musculaire. | À chaque séance |
| 😊 Niveau d’énergie | Une meilleure vitalité est souvent le signe que tes habitudes deviennent plus favorables à ta santé. | Chaque semaine |
🍳 4) Quelle alimentation privilégier pendant la préménopause pour éviter de grossir ?
Aucune alimentation ne peut empêcher complètement les changements hormonaux liés à la préménopause. En revanche, certains choix alimentaires peuvent favoriser une meilleure satiété, faciliter le maintien de la masse musculaire et limiter les variations importantes de la glycémie.
L’idée n’est pas de rechercher la perfection, mais d’adopter des habitudes qui restent faciles à maintenir sur le long terme.
🥑 A) Les aliments qui favorisent une meilleure satiété
Les repas rassasiants sont souvent ceux qui associent plusieurs catégories d’aliments complémentaires.
On retrouve notamment :
- des aliments riches en protéines ;
- des légumes variés ;
- des aliments riches en fibres ;
- des bonnes graisses comme l’huile d’olive, les noix ou l’avocat.
Cette combinaison aide souvent à réduire les fringales entre les repas et à mieux contrôler l’appétit.
🍞 B) Les habitudes alimentaires qui favorisent plus facilement le stockage des graisses
Aucun aliment ne provoque, à lui seul, une prise de poids. C’est surtout l’ensemble des habitudes répétées au fil du temps qui influence l’évolution du poids.
Certaines habitudes sont toutefois associées à un apport énergétique plus élevé :
- consommer très souvent des produits ultra-transformés ;
- boire régulièrement des boissons sucrées ;
- grignoter sans sensation de faim ;
- manger très rapidement ;
- sauter des repas puis compenser plus tard dans la journée.
Les modifier progressivement est souvent plus réaliste que tout changer d’un seul coup.
💧 C) Pourquoi les fibres, les protéines et les bonnes graisses sont-elles importantes ?
Ces trois éléments contribuent à rendre les repas plus rassasiants.
Les fibres ralentissent la digestion, les protéines participent au maintien de la masse musculaire et les bonnes graisses améliorent également la satiété lorsqu’elles sont consommées en quantité adaptée.
En combinant ces trois familles d’aliments dans la majorité des repas, il devient souvent plus facile de limiter les envies de grignotage et de conserver une alimentation équilibrée.
📚 Si tu souhaites découvrir quels aliments privilégier au quotidien pendant cette période, je détaille cela dans mon article consacré à l’alimentation à la ménopause et la prise de poids.
🥓 5) Le régime cétogène peut-il aider pendant la préménopause ?
Le régime cétogène ne constitue pas un traitement de la préménopause. En revanche, certaines femmes constatent qu’il les aide à mieux contrôler leur appétit et à réduire leur consommation d’aliments riches en sucres raffinés. Les études disponibles suggèrent également qu’une alimentation pauvre en glucides peut favoriser une perte de poids chez certaines personnes en situation de surpoids ou d’obésité, à condition qu’elle soit bien construite et suffisamment riche en nutriments.
L’efficacité d’une alimentation cétogène dépend toutefois de nombreux facteurs, comme le niveau d’activité physique, le sommeil, le stress, l’apport en protéines et l’adhésion sur le long terme. Il n’existe donc pas une méthode qui fonctionne de la même manière pour tout le monde.
✅ Dans quels cas une alimentation cétogène peut-elle être intéressante ?
Certaines personnes apprécient le régime cétogène parce qu’il met l’accent sur des aliments peu transformés et riches en protéines ou en bonnes graisses.
Lorsqu’il est équilibré, il peut notamment contribuer à :
- améliorer la sensation de satiété ;
- réduire les envies fréquentes de produits sucrés ;
- limiter les variations importantes de la glycémie après les repas ;
- faciliter la réduction des apports énergétiques chez certaines personnes.
Ces effets ne sont pas systématiques et peuvent varier d’une personne à l’autre.
⚠️ Les précautions à connaître avant de commencer
Le régime cétogène ne convient pas à toutes les situations. Certaines maladies, certains traitements ou certaines contre-indications nécessitent un avis médical avant de modifier son alimentation de manière importante.
Même lorsqu’il est adapté, un régime cétogène ne doit pas se résumer à supprimer les glucides. Il est essentiel de conserver des apports suffisants en :
- protéines ;
- légumes pauvres en glucides ;
- fibres ;
- vitamines ;
- minéraux ;
- bonnes graisses.
Une alimentation déséquilibrée, même pauvre en glucides, ne permettra pas d’obtenir les bénéfices recherchés.
🎯 6) Pourquoi la graisse s’accumule-t-elle davantage au niveau du ventre ?
Pendant la préménopause, beaucoup de femmes remarquent que leurs kilos semblent se concentrer davantage autour de la taille. Cette évolution est fréquente et s’explique par plusieurs mécanismes qui agissent simultanément.
Les fluctuations des œstrogènes modifient progressivement la manière dont l’organisme répartit les réserves de graisse. La silhouette évolue alors souvent d’une forme dite gynoïde, où les graisses sont principalement stockées au niveau des hanches et des cuisses, vers une répartition plus abdominale.
À cela s’ajoutent la diminution de la masse musculaire, le ralentissement du métabolisme et, chez certaines personnes, une baisse de l’activité physique quotidienne.
Il est important de rappeler que cette évolution reste très variable. Certaines femmes prennent peu de graisse abdominale, tandis que d’autres constatent un changement plus marqué.
Pourquoi cette graisse abdominale mérite-t-elle une attention particulière ?
Toutes les graisses corporelles n’ont pas les mêmes caractéristiques.
Une partie de la graisse située autour du ventre est appelée graisse viscérale. Contrairement à la graisse située juste sous la peau, elle entoure les organes de l’abdomen.
Lorsqu’elle est présente en excès, cette graisse est associée à un risque plus élevé de développer certaines maladies métaboliques et cardiovasculaires. C’est pourquoi les professionnels de santé recommandent souvent de surveiller non seulement le poids, mais aussi le tour de taille.
Cela ne signifie pas que chaque prise de ventre est inquiétante. Il s’agit plutôt d’un indicateur supplémentaire permettant d’évaluer l’évolution de la composition corporelle.
📚 Si tu souhaites comprendre plus en détail pourquoi cette graisse apparaît et quelles sont ses conséquences, je t’explique tout dans mon article consacré à la graisse abdominale à la ménopause.
📚 Si ton objectif est surtout de réduire ton tour de taille, je partage des conseils pratiques dans mon article comment perdre du ventre à la ménopause.
| 🎯 Facteur | 📈 Impact sur le tour de taille | ✅ Action recommandée |
|---|---|---|
| ⚖️ Fluctuation des œstrogènes | Favorise une répartition plus importante des graisses au niveau de l’abdomen. | Adopter une alimentation équilibrée et rester physiquement active. |
| 💪 Perte de masse musculaire | Réduit les dépenses énergétiques et facilite le stockage des graisses. | Faire du renforcement musculaire et consommer suffisamment de protéines. |
| 😴 Sommeil insuffisant | Peut augmenter les fringales et compliquer la gestion du poids. | Dormir suffisamment et conserver des horaires réguliers. |
| 🧘 Stress chronique | Peut favoriser une accumulation plus importante de graisse abdominale chez certaines personnes. | Prévoir des moments de récupération et pratiquer une activité relaxante. |
| 🚶 Sédentarité | Diminue la dépense énergétique quotidienne et favorise progressivement le stockage des graisses. | Marcher chaque jour et limiter le temps passé assise. |
👩⚕️ 7) Quand est-il préférable de consulter un professionnel de santé ?
Même si la prise de poids pendant la préménopause est fréquente, certaines situations justifient un avis médical afin d’écarter une autre cause ou de mettre en place une prise en charge adaptée.
Consulter permet également de répondre à tes questions sur les symptômes que tu ressens et de déterminer s’ils sont bien liés à cette période de transition hormonale.
📋 A) Les situations où une prise de poids mérite un bilan médical
Il est conseillé de consulter si :
- la prise de poids est très rapide ou inexpliquée ;
- les règles deviennent très abondantes ou très irrégulières ;
- une fatigue importante persiste malgré un sommeil suffisant ;
- des symptômes inhabituels apparaissent ;
- tu présentes des antécédents de diabète, de maladies cardiovasculaires ou de troubles de la thyroïde.
Ces situations ne signifient pas forcément qu’il existe un problème grave, mais elles méritent une évaluation médicale.
🩺 B) Les examens qui peuvent être proposés selon les symptômes
Le professionnel de santé commence généralement par un entretien et un examen clinique. Selon les symptômes, il peut proposer des examens complémentaires afin d’éliminer d’autres causes de prise de poids.
Il peut notamment demander :
- un bilan sanguin ;
- une évaluation de la fonction thyroïdienne ;
- une mesure de la glycémie ;
- un bilan lipidique ;
- d’autres examens adaptés à ton âge, à tes antécédents et à tes symptômes.
Ces examens permettent d’orienter la prise en charge lorsqu’ils sont jugés nécessaires.
❓ FAQ
🌸 La préménopause peut-elle commencer avant 45 ans ?
Oui. Chez certaines femmes, les premiers changements hormonaux apparaissent dès la quarantaine, voire un peu avant. L’âge de début est très variable d’une personne à l’autre.
⚖️ Combien de kilos peut-on prendre pendant la préménopause ?
Il n’existe pas de chiffre unique. Certaines femmes conservent un poids stable, tandis que d’autres prennent progressivement quelques kilos sur plusieurs années. Les habitudes de vie, la génétique et les changements hormonaux influencent tous cette évolution.
📅 La prise de poids disparaît-elle après la ménopause ?
La ménopause n’entraîne généralement pas une perte spontanée des kilos pris auparavant. En revanche, il reste tout à fait possible de perdre du poids après la ménopause grâce à une alimentation adaptée, une activité physique régulière et des habitudes de vie durables.
🧬 Toutes les femmes prennent-elles du poids pendant cette période ?
Non. Certaines femmes ne constatent que peu de changements, tandis que d’autres prennent davantage de graisse, notamment au niveau de l’abdomen. La génétique, le mode de vie et l’état de santé jouent un rôle important.
🚭 Le tabac ou l’arrêt du tabac influencent-ils la prise de poids pendant la préménopause ?
L’arrêt du tabac peut s’accompagner d’une légère prise de poids chez certaines personnes, indépendamment de la préménopause. Les bénéfices pour la santé restent néanmoins largement supérieurs à cet effet temporaire.
💊 Les traitements hormonaux empêchent-ils de prendre du poids ?
Les traitements hormonaux de la ménopause ne sont pas prescrits pour perdre du poids. Leur objectif est avant tout de soulager certains symptômes lorsqu’ils sont indiqués. Leur effet sur le poids varie selon les personnes.
☕ Le café a-t-il un effet sur le poids pendant la préménopause ?
Le café, consommé sans sucre et avec modération, ne provoque pas directement une prise de poids. En revanche, les boissons très sucrées à base de café peuvent augmenter les apports caloriques.
⏳ Combien de temps dure généralement la préménopause ?
La préménopause dure souvent plusieurs années avant la ménopause. Sa durée est très variable selon les femmes, mais elle s’étend généralement entre deux et huit ans.
📚 Ressources scientifiques
Si tu souhaites approfondir le sujet, voici quelques références fiables sur la préménopause, les changements hormonaux et la prise de poids.
- 🔬 Weight Gain in Midlife Women (2024) – Revue scientifique publiée dans Current Obesity Reports. Elle explique les mécanismes impliqués dans la prise de poids au milieu de la vie et les stratégies les plus efficaces pour la limiter.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11150086/ - 🔬 Adverse Changes in Body Composition During the Menopausal Transition (2022) – Revue publiée dans Women’s Midlife Health détaillant les changements de composition corporelle, la perte de masse musculaire et l’augmentation de la graisse abdominale pendant la transition ménopausique.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9258798/ - 🥗 The Importance of Nutrition in Menopause and Perimenopause (2023) – Revue scientifique récente sur le rôle de l’alimentation pendant la périménopause et la ménopause, avec un focus sur le poids, la santé métabolique et les recommandations nutritionnelles.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10780928/ - 🩺 NICE – Menopause: Identification and Management – Recommandations officielles du National Institute for Health and Care Excellence (NICE) concernant l’identification et la prise en charge de la périménopause et de la ménopause.
https://www.nice.org.uk/guidance/ng23